La Commission Cullen examine un pari en espèce de 1,8 M$.

By Ben Hamill - Novembre 04 2020
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La Commission Cullen examine un pari en espèce de 1,8 M

La Commission Cullen a appris qu'en décembre 2014, un client VIP avait, en l'espace d'une semaine, fait transiter de l'argent comptant prêt à être misé, d'une valeur de 1,8 M$ au River Rock Casino & Resort de Colombie-Britannique. John Karlovcec, ancien directeur de la lutte contre le blanchiment d'argent et des enquêtes de la Société des loteries de Colombie britannique (BCLC), a déclaré que la majeure partie de l'argent en espèces était arrivée en billets de 20 $ et moins. 

Une transaction en espèces de cette taille et dans ce type de coupure aurait, dans la plupart des circonstances, déclenché une alerte de sécurité, et pourtant, la BCLC n'aurait pas réussi à amener la direction du casino à déterminer l'origine des fonds. Lorsqu'on lui a demandé de préciser pourquoi la société des loteries de Colombie-Britannique n'avait pas donné l'ordre au prestataire de services d'enquêter sur l'origine de l'argent, Karlovcec a déclaré à Kaitlyn Chewka, avocat de la GPEB pour la province (branche de l'application des lois sur les jeux), que donner l'ordre à l'exploitant du casino d'intervenir et de prendre des mesures n'était pas de son ressort. 

Lire La Suite...La Commission Cullen Entre Dans La Deuxième Phase De l'Enquête

Priorité aux recettes

Lors du témoignage de Karlovcec devant la commission, Chewka a fait référence à certains courriels envoyés par l'ancien directeur de la lutte contre le blanchiment d'argent, dans lesquels il avait écrit au sujet de la nécessité de préserver les recettes au lieu de les mettre en péril. Mais même lorsqu'on lui a présenté des courriels qu'il avait lui-même clairement envoyés, Karlovcec a insisté sur le fait qu'il n'avait jamais subi de pression de la part de quiconque pour donner la priorité aux revenus des casinos.

Karlovcec a reconnu qu'un client apportant au casino près de deux millions de dollars, principalement en billets de vingt dollars, aurait dû et aurait été considéré comme une transaction suspecte. Par contre, il a semblé confus lorsque Chewka lui a rappelé que le rôle de la BCLC dans le traitement des transactions suspectes en espèces ne se limitait pas à signaler les incidents suspects. 

Panne majeure de communication

Le témoignage de Karlovcec a également laissé entendre, une fois de plus, qu'il existait des frictions entre les enquêteurs de la BCLC, les fonctionnaires de la GPEB, les forces de l'ordre locales (police) et la direction et le personnel de River Rock.

L'ancien directeur de la BCLC a témoigné sur la façon dont son équipe avait, au cours de cette même année, constitué un dossier d'au moins 10 clients importants soupçonnés de pratiquer des prêts avec taux usuraire. Selon Karlovcec, ces profils ont été remis à l'unité spéciale de lutte contre les organisations criminelles, dès leur achèvement, pour ouvrir des enquêtes criminelles. Selon sa déposition, Karlovcec aurait déclaré que les enquêtes n'avaient jamais été officiellement ouvertes. Karlovcec en a conclu que l'unité anti-gang avait d'autres priorités opérationnelles à l'époque. 

Karlovcec a conclu son témoignage en soulignant que la circulation des informations entre la BCLC et la GPEB avait été essentiellement inefficace.

L'enquête se poursuit.

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